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RADICALISATION DOMESTIQUE

B 02 - L'ennemi intérieur

Rédigé par saïda b Publié dans #Société - Education, #Morale

Dans sa compréhension stéréotypée (pour prendre le ton des manipulateurs des genres), la maison est associée au domicile, à l’habitation, à la vie privée, à la famille. A chez soi. Vidé de sa fonction de cocon qui tient au chaud, extrait de ses murs, le concept maison a subi une transplantation sauvage vers un domaine contre lequel il protégeait : l’extérieur. Un domaine public où personne ne peut être chez soi, mais où on est accueilli par des agents en fonction qui, eux, sont chez eux par rapport à soi, qui vous invitent à faire comme chez vous. Tout en étant tenu à une stricte observation des règles d’usage de ces lieux publics : maison de la forêt, de la culture, des adolescents, de la justice et du droit, des syndicats, de l’emploi, des arts et de la culture …

 

La délocalisation du concept maison aura défait des liens fondamentaux[1], favorisé une individualisation des consciences et, par effet mécanique, produit une égocentralisation des comportements. Une forme d’illettrisme moral qui rétrécit le contenu des mots et des actes à une perception accidentelle, ponctuelle, dans un rapport aléatoire entre l’avant et l’après, le dedans et le dehors, le mien du tien, les droits et les libertés. Non, pas les obligations, les contraintes, les priorités. Ça, c’est un vocabulaire honni ; escamoté. Camouflé. Ce qui résulte dans un état d’esprit délié, ébréché, déraciné, sans ramification ; qui ne s’attache à rien. Qui pousse comme une mauvaise herbe sans nécessiter d’entretien et malgré tous les poisons destinés à la détruire. La dénaturation de l’apprentissage, qui est une intériorisation des savoirs et techniques, suivrait-elle la courbe de la dénaturation du rapport entre chez soi et ailleurs ? Ou l’inverse ?

 

Tentons donc de nous regarder en face et entendons-nous sur des fondamentaux : 1/ Un besoin fondamental chez l'être vivant est le sentiment de sécurité. 2/ L'humain a une capacité d'adaptation à la fois innée et acquise propre à son espèce. 3/ Pour rendre un humain apte à vivre en société, il faut réussir l'étape initiale : l'implantation dans son esprit d’une conscience claire de lui-même parmi les autres. 4/ Toute violence faite à son rythme, à ses prédispositions originales, condamne son adaptation à un échec. Or, dès ses premiers contacts avec la vie en société, au cœur de ce que l’on nomme de façon factice la maternelle, le jeune enfant est soumis à des contraintes qui contrarient ses besoins naturels et ses prédispositions premières : rythme sommeil-veille, hygiène maladive, médication systématique, sonorités et éclairages agressifs ...

 

A la suite de la maternelle, les conditions de scolarité le contraignent à rétrécir son champ d’exploration des possibles au bénéfice de comportements convenus : faire comme tout le monde est la règle absolue. Or personne n’est comme tout le monde. Alors tout le monde fait semblant de faire comme tout le monde. Les effets de cette mise en forme qualifiée de éducaton sont édifiants. Outre que de moins en moins de jeunes savent lire et écrire à la sortie du primaire, et même une fois adultes !, une proportion considérable de jeunes ne savent pas ce qu’ils veulent ni ce qu’ils pourraient vouloir. Ils ne développent pas la capacité à avoir envie de faire quelque chose en particulier, si ce n'est de se divertir et de ruer, et de ruser contre les adultes ! Ce qui leur vaut évidemment sanctions sur sanctions.

 

Formation d’orthophonistes

Les quotas sont d’admission à la formation sont fixés par arrêté ministériel, et moins de 10 % des candidats sont admis à l'issue du concours d’entrée. Pour l'année scolaire 2013-2014, le nombre d'étudiants admissibles en première année d'études préparatoires au certificat de capacité d'orthophoniste était fixé à 808[4]. Les élèves de terminale sont autorisés à passer les épreuves de sélection alors que l'admission ne s'effectuera qu'après la réussite au baccalauréat[5]. Mais ils peuvent faire une année de classe préparatoire avec des établissements privés, ou une formation à distance, toujours avec des organismes privés … C’est seulement après que ce chemin de croix a été parcouru qu’un audiogramme est demandé pour obtenir le certificat de capacité d'orthophoniste !!

 

Cela fait beaucoup de temps et d’énergie dépensés pour une pelure d’oignon ; et d’argent gagné par qui ne le mérite pas. Pourquoi ne pas commencer par l’audiogramme pour tous. Ça ferait déjà beaucoup d’argent gagné par qui le mérite peut-être. Pourquoi faire passer le concours à des élèves de terminales ? Ça fait gagner une année à combien, et épuise et décourage combien d’autres ? Ce seront toujours les plus favorisés qui passeront les portiques tortueux de l’égalité des chances …

 

Service éducatif offshore

Je traversais le parc Sainte Marie à Nancy ce samedi 16 juin 2012, vers 16h. Au coeur d’une intersection de trois allées dans ce parc familial[1] où les âges et les manières se côtoient paisiblement, des jeunes garçons de 13-14 ans devisent paisiblement un pied sur leur trottinette, short net, coupe de cheveux au carré. Pas de la racaille à première vue. Le temps de les dépasser j'entends, dit d’un ton naturel : « Tu connais X ? Avec Y, il a 15 ans, ils sont allés voir les putes pour leur demander combien ça coûte. » A un propos que je n'ai pas entendu : « Il a fait ça, tout simplement. » Des bourgeons de truands ? Des proxénètes en herbe ? Des parents irresponsables ? Qui oserait jeter la première pierre ? Rien n'est plus démocratique dans nos sociétés policées qu’une éducation parallèle au rabais, à la faveur d'une rencontre attrapée sur Internet éventuellement, comme on attrape un virus[2].

Sur le plan de la langue française, je note dans cet échange innocent l'usage de l’article défini les putes. Comme on va voir une attraction : les animaux au cirque, les artistes au théâtre, les coureurs sur la piste. Sur le plan sociétal, les échanges de maris et de femmes en groupe, les relations sexuelles téléphoniques, l’appel à consommation à consonance sexuelle dans les pubs pour yaourts ou bas nylons font bien partie des pratiques établies ... Pourquoi pas des putes[3] pour nos enfants ... Sauf que cette forme de service pose un problème en termes d’apprentissage. Si l'initiative se conclut par un service effectif, les conséquences peuvent être dramatiques pour le jeune ; sur le plan sanitaire, psychique, et sociologique. Et il n’y a pas de raison de croire que cette situation soit exceptionnelle, ni qu’elle n’arrive qu’aux autres. Grâce à la libéralisation des mœurs, l’information à l’adresse de nos enfants prend des chemins qui nous échappent car, au même titre que les voitures, les films, ou les produits d'entretiens, les conduites à risques et la délinquance qui lui est associée sortent prêt-à-consommer des chaînes de production de modèles standards accessibles à tout public. Il suffit d'avoir des sous et/ou des occasions, ou juste de la curiosité.

On lutte depuis des décennies contre la pauvreté, les nuisibles (!), la violence, l’échec scolaire, les fraudes fiscales et la contrebande ; sans parvenir à rien d’autre qu’à un échec répété. C’est prévenir qu’il faut, et là on fait chou blanc. Pour une raison bête : la prévention passe par l'exemplarité, et les adultes référents ne sont pas des exemples de bonne conduite. Loin s’en faut.

 

Mon Issue de secours

J’ai envie de m’extraire d'une défiance qui nous affecte tous et oppose les résidents légitimes du territoire français les uns aux autres, et propose de mettre les mots qui conviennent sur les maux qu’ils désignent. La « racaille à nettoyer au Karcher » est un propos d’une sincérité éprouvante de la part d’une personne dirigeante qui voit les choses de cette façon-là. Ou dont l'objectif est de faire voir les cibles sous cet éclairage-là. Si ces provocation caractérisées destinées de toute évidence à provoquer des réactions de violence ne cessent pas, nous allons tout droit vers un vrai choc des cultures. Pas celles qu'on nous jette à la tête en brandissant le danger d'une religion ou d'un mode de vie itinérant. Celle de chacun contre tous les autres, puisque personne ne sait plus ce que quiconque met dans culture, ni dans contre culture d’ailleurs tant elles sont de même facture. Et que les différentes catégories de citoyens arborent par principe un français qui les distinguent de tous les autres, quelles que soient leurs origines. L’essentiel est de marquer sa différence ! Pour quelle raison étrange, pour ne pas dire étrangère à l'esprit des lois, les d'origine étrangère seraient-ils tenus à une moralité différente ? Si la règle est de se distinguer, par quel tour de passe-passe obscurantiste leur nier ce droit ?

 

Ce thème hyperbolique, confirmé par le débat sur la laïcité qui lui a emboîté le pas, crée de façon arbitraire et responsable un nouveau critère d'exclusion : la discrimination sélective. Comme « Il n’y a pas de Juifs anglais, français, allemand ou américains, mais seulement des Juifs vivant en Angleterre, en France, en Allemagne ou en Amérique[1] », il n’y a pas de musulmans français mais seulement des musulmans vivant en France. Un musulman est une personne comme n’importe dans une république … Sachant que la confusion entre musulman, arabe, maghrébin et berbère est totale, une telle distinction présente un risque de glissement vers une qualification ethnique de la citoyenneté. La République est mise à mort par ceux-là mêmes qui la brandissent comme le bréviaire de leur politique et moi, je serais contrainte à une obligation de retenue face à un usage fallacieux du bréviaire ! Mais j’y tiens, à la République. Alors je me permets de jouer une partition différente. Je m’exprime en tant qu'être pensant, ressentant, croyant (dans l'intelligence de mon espèce) ; point.

 

Notre Einstein de toute éternité relative l’aura dit : la folie, c’est faire la même chose encore et encore et attendre des résultats différents. Comment qualifier le fait de faire la même chose encore et encore tout en sachant que ça ne donnera pas de résultats différents ?

[1] Chaim Weizmann, homme politique israélien, cité dans « Quel Juif errant ? », Gilad Atzmon, éditions Contre Culture.

 

La punition, un coup pour rien

Mes deux derniers enfants sont au CP et CE2. Ils ont souvent des punitions. Au CP, on leur retire des bons points qu'on leur a fait gagner auparavant. Au CE2, on leur fait écrire une phrase X fois, du genre : je dois obéir en classe ; j'aime le silence. Au collège, on fait copier cent fois : Je dois apporter mon répertoire à chaque cours. En d’autres circonstances, les élèves sont conviés à une retenue collective pour envol de chewing-gum dans les couloirs, plus une menace de punition supplémentaire par un autre enseignant pour confirmer la justesse de la première ! Au lycée, à 16 ans révolus, on se fait encore punir. Quelle est la légitimité de la punition ? Elle ne supprime pas sa cause, qu'il s'agisse de travail non fait, de matériel oublié ou de conduite. Elle n'améliore pas les dispositions des parties adverses. Elle n'induit ni plus d'attention ni plus de volonté ; certainement pas plus de maturation. En outre, elle peut s'ajouter à d'autres punitions dans la vie de tous les jours.

La punition (morale, sermon, exaspération, menace, chantage à la récompense) ressemble à un coup de couperet mal ajusté. Brutal, sans recours, et sans effet puisque le délit se reproduit. La punition est un outil en soi pour soi, qui ne sert personne. Le fait du prince en somme. Un enfant punissable est un enfant qui ne sait pas faire ou n'aime pas ce qu'il fait. Dans ces conditions, la punition est une erreur double : on ne lui propose rien d’attrayant et en plus on ignore ses difficultés. Que l'on s'étonne de ne pas comprendre ce qu'ils veulent, ces gamins ! Or, pour beaucoup, l'école est le seul lieu de vie qui offre la possibilité de se construire une conscience sociale, et une volonté de mieux être. Pendant une année scolaire au moins, les enseignants sont des transmetteurs exclusifs de l'attitude structurante. Punition & Co, c'est facile mais ça n’entraîne pas à distinguer son territoire de celui des autres. On aura peut-être remarqué que les inconduites se radicalisent avec l'expérience. Il suffit de constater combien, une fois adolescents, ils n'entendent plus raison. Quelle raison leur a été servie ? Mais que fait la punition ? Elle décourage, puis produit des résistances en masse ; puis de la haine. Il faut chercher ailleurs le moyen d'obtenir que les enfants, au moins jusqu'à leur majorité, veuillent bien suivre les pistes impraticables que nous traçons pour eux. Un moyen simple serait d'apprendre à prendre leur allure, afin de pouvoir les entraîner à des enjambées plus amples et plus souples sans produire de lésions. La punition et ses dérivés infantilisent. Il nous faut grandir si nous voulons aider à grandir.

01/92 - 01/16

 

Déléguer[1]

Il n'est plus à démontrer que c'est le geste, l’acte, qui éduque. La morale et l'injonction ne peuvent pas remplacer l'exemple vivant. C'est à l'école, ce premier maillon de la socialisation, que l'enfant s'engage sur le chemin du citoyen. Oui, la famille est défaillante. Mais la famille est l’œuvre de la société de consommation. Elle consomme, pollue et, quand ça devient insupportable, elle va un peu plus loin recommencer. Or, c'est à l'école que les enfants sont depuis peu confrontés à un apprentissage éminemment structurant : la fonction de délégué. Les retours donnent matière à réflexion.

Au primaire, les enfants sont convaincus que leurs délégués bénéficient de privilèges et de pouvoirs : ils surveillent la classe en l'absence de l'enseignant, donnent les noms des élèvent qui font n'importe quoi, distribuent des cartons aux récidivistes. Ils ont le droit de faire ce qu'ils veulent, même dire de gros mots et frapper. Et l'enseignant donne des lignes à ceux qui les embêtent !! Paroles d'enfants évidemment, mais y a-t-il parole plus vraie ?

Les élus de la petite classe ont été sélectionnés à la suite d'un jeu à points qui a récompensé les deux meilleurs par l'attribution du titre de délégué. Dans l'autre classe, on a proposé un atelier « Délégué », comme on propose un atelier « Bricolage ». Les deux audacieux qui ont choisi cette activité inédite sont devenus délégués d'office. Quelles valeurs transmet-on de cette façon ? Quel sens attribuer à un jeu dont l’enfant ne peut pas comprendre les règles, ni percevoir les enjeux ? N’apprend-il pas trop tôt à plaire au maître, à reproduire loyalement des attitudes qui ne lui correspondent pas ? A quel moment et avec qui apprendra-t-il à être lui pour lui ? Cette façon de procéder revient à leur impose des grimaces démesurées et indélébiles, qui nous incommoderaient si nous avions le courage de les regarder comme telles. Et quand on a ce courage, d’y reconnaître nos facéties personnelles, catégorielles, idéologiques. Dépersonnalisées. Des années plus tard, un ministre de l’Éducation Nationale a instauré la matière éducation civique pour pallier à un déficit comportemental alarmant chez les jeunes. En novembre 2001, les valeurs ne semblent pas mieux passer. A moins qu’il n'y ait plus de valeurs à transmettre[2] … Le geste éducatif est inverse : on donne sa propre conduite en exemple.

Pour acquérir du sens, une idée doit contenir un objectif à portée de ma perception et de mes capacités à la réaliser, à la vérifier au jour le jour ; éventuellement à la modifier. Pour cette raison je ne peux m'intéresser à une pratique ou une notion que si elle fait du sens pour moi, l'enfant. Alors seulement puis-je avoir envie de m'y essayer, et peut-être de m’y engager. L'inverse s'appelle imposer, endoctriner, jouer à pile ou face ; pas éduquer. Notons enfin que le terme délégué couvre un champ qui dépasse l'entendement (de l'enfant seulement ?) : syndical, politique, social, socioculturel, professionnel. Il s'en dégage un relent de revendications et de stratifications que l'on doit absolument éviter de transmettre aux jeunes. A quoi sert un délégué qui ne sait pas à quoi il sert ?

[1] La réflexion, parue dans le Monde de l’Education, a donné lieu à une enquête manu militari dont l'effet perceptible du jour au lendemain a été la manifestation d'une défiance ostensible de la part de tous les enseignants de l'école à mon égard..L'Information m'a été donnée une année plus tare, à la faveur d’une rencontre avec l’un des enseignants dans le cadre des activités du MAN (Mouvement pour une Alternative Non violente) a qui j'ai demandé les raisons de l'hostilité manifeste.

[2] En 2003, la prison pour mineurs s’est formalisée. En 2011, on projette de baisser l'âge de la responsabilité pénale à 14. En 2012, on annonce vouloir sanctionner les délinquants récidivistes comme des adultes ...Vive l'évolution.

92 / 16

 

Guerre des nerfs

G, CM1, n'a pas été autorisé à faire son contrôle de mathématiques parce qu'il n'avait pas son matériel sur lui. En sur-punition, sa maîtresse lui donne à copier cinquante fois : j'apporte mon compas en classe. L’enfant double la mise et l'écrit une centaine de fois. Peut-être parce qu’il a préféré écrire tout le temps du contrôle plutôt que de s’ennuyer. Peut-être parce que, entraîné par l’action, il n’a pas pensé à s’arrêter à temps … Ce qui est certain, c'est que ce dépassement a contrarié la maîtresse, qui menace : la prochaine fois qu'il en fera plus que demandé, il en aura deux fois plus ... Ce qui semble avoir procuré un vrai plaisir à l’enfant. Ce qui est inquiétant car, de toute évidence, G est en train de prendre l'autorité scolaire en dérision. Il aurait seulement manqué son contrôle, c’était une rétribution de sa négligence, juste ou pas est à voir, mais la leçon était faite. La punition en sus, accompagnée de hargne, c’est de la vindicte.

Ce n'était pas la première fois que G subit ce genre de mesure. La dernière, à copier trois fois un texte d'une page entière qu’il s'obstinait à ne pas retrouver une fois qu'il l'avait commencé, datait de moins de deux semaines. Cela fait trop de temps accordé à un acte stérile, trop de bons motifs pour un superbe échec. Bien que ne souffrant d'aucun handicap avéré, il travaille de moins en moins, parle de moins en moins de l'école exception faite de l'atelier d'électricité qui fait de lundi matin un moment attendu toute la semaine ; est de moins en moins affecté par le mécontentement de la maîtresse. Il est en train de devenir non seulement indifférent à la sanction mais réfractaire à l’apprentissage. Si l'objectif de l’enseignement est de mettre l’enfant en situation d'apprentissage, c’est raté. S’il est de le mettre en situation de soumission, c’est raté aussi. La punition systématique est un obstacle insurmontable, qui ne peut être contourné que dans le déni et la dissimulation. Et la violence, quand la parole ne s’établit pas Six ans plus tard, il a arrêté l'école le jour de ses seize ans, refusant de passer le brevet des collèges (avec deux ans de retard pour cause de migrations successives) ou d'intégrer une quelconque structure pour un apprentissage. 

3/93 - 01/16

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