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RADICALISATION DOMESTIQUE

C 00 - J'ECRIS DONC JE SUIS

23 Décembre 2015 , Rédigé par saïda b Publié dans #Réflexions

Cette partie du blog rassemble des réflexions anciennes (depuis 1991) et récentes, sur des faits de société qui me semblent pouvoir concerner beaucoup de monde, de toutes origines et de toutes conditions. De tous âges et de toutes fonctions. Glup !

Le nom initial du blog était "Pourquoi tant de haine". Je le conserve par fidélité à sa première identité.

Quant à la "haine" : dans mon esprit, la haine est l'expression d'un sentiment d'insécurité. Ou plutôt d'un besoin de sécurité, de cordialité ; d'humanité. On ne choisit pas d'éprouver de la haine. Elle nous vient de notre histoire, dont personne ne peut être tenu responsable. Dans ce sens, la haine implique une souffrance vive.

Une souffrance est le fait d'un accident dans notre expérience ; d'une erreur dans notre parcours. Ou comme me le fait remarquer un lecteur, d'une éducation. En effet, la haine peut se transmettre comme se transmet une croyance, un état d'esprit, un savoir faire. Il se trouve que personne ne (se) sent ni ne croit comme personne d'autre. C'est dire qu'il n'y a pas de vérité en matière d'éducation ; ni en rien d'autre d'ailleurs ! Il y a seulement des perceptions et des convictions. Étant tous conditionnés, nous sommes tous potentiellement défaillants en termes de vérité.

Nous sommes tous dans l'erreur quand nous croyons mieux faire que d'autres ; quand nous soumettons nos enfants (avec les meilleures intentions du monde !) à nos convictions, à nos sensibilités. Quand nous les contraignons à des attitudes, des langages, des pensées, qui ne font pas de sens pour eux. Et qui, par conséquent, contrarient leurs sensibilités. Ce qui est normal car personne n'est préparé, initié à le fonction de parent ; au questionnement permanent sur ce qu'il croit et fait. Et même si nous l'étions, nous le serions différemment de ce que nous aurions appris ... Certains parleront de libre arbitre, d'autre de subjectivité, de hasard, de destin ... De la fameuse CULTURE dont personne n'a la même compréhension !! Qu'importe.

Et le parent n'est pas seul dans l'erreur. Les référents adultes le sont encore plus quand ils se conduisent avec les enfants qui leur sont confiés comme s'ils n'avaient pas d'autre identité que celle qui leur est conférée par la fonction du référent ... Comme si eux (comme nous tous !) étaient plus légitimes auprès des enfants que leurs propres parents, jugés trop ou insuffisamment sévères ... Dans cette perspective et pour chacun, l'éducation reçue puis transmise est un accident. Sachant qu'un accident peut être heureux …

Ces sont des thèmes de cette nature qu'abordent mes réflexions ; dans cet esprit. Il y a des erreurs et des oublis qui me choquent moi-même quand ils me sautent aux yeux ...Mais dans mon esprit rétif au concept de perfection, l'erreur est la marque première de l'humain qui cherche. Toute sa vie …

Bribes de maximes / Fin (pour ainsi dire)

(Ordre de parution dans http://www.alterinfo.net/PENSEES-POUR-RIEN-FIN-POUR-AINSI-DIRE_a136556.html)

* Les barbelés et les frontières murales, les sanctions économiques et les guerres par procuration, les soldats en armes dans la rue ; l’arrachage des oliviers sanctuaires, le viol des identités locales, le vol des sols ; le prosélytisme idéologique, l’appropriation de la terre, de l’eau, de l’air, de la santé, de l’éducation ; l’assassinat politique, la menace nucléaire originelle, la production et le commerce de ce qui perturbe le fonctionnement du cerveau, l’acharnement thérapeutique, sont des pratiques barbares injustifiables autrement que par une perturbation psychique sévère. Ce dont ne souffrent pas les sociétés civilisées.

 

* Un moyen sûr de stopper l’immigration clandestine est d’arrêter de provoquer des drames dans les pays producteurs de clandestins.

 

* Ceux qui convoitent le pouvoir ont un tout petit ego bloqué sur la grosse bille rouge du copain qu’ils n’avaient pas gagnée quand ils avaient dix ans.

 

* Les hommes politiques ne manquent pas seulement de ce que l’on sait ; ils manquent aussi du reste. Mais soyons justes : les femmes politiques aussi.

 

* Les êtres politiques se dopent à leur vanité comme un roi simplet se pavane dans sa nudité ...

 

* Produire des enfants pour assurer les retraites de demain, un projet de vie radieux pour les enfants.

 

* La délinquance est la marque d’authenticité d’une politique sociale à coups bas.

 

* Les tâches infiniment répétitives d’une « femme au foyer » ne sont pas une activité qualifiante parce que le travail domestique ne vaut rien et ne sert à personne.

 

* Une femme au foyer s’ennuie à tuer le temps. Mais le temps est inépuisable. Alors elle passe sont temps à occuper son espace ponctuel ; qui ne bouge pas ...

 

* Si vous ne savez pas faire la différence entre vos chaussettes propres et sales, c’est de la faute de votre mère : elle fait tout pour vous pendant votre enfance, jeunesse et adolescence interminables. Avant qu’une autre femme prenne le relais ...

* Les femmes doivent sérieusement envisager un boycott de l’enfantement1 jusqu’à ce que le pouvoir soit exercé par des personnes qui n’en veulent pas et ne l’acceptent qu’à cette condition : nous définissons nos besoins, envisageons les moyens et les adaptations possibles, nous accordons entre circonscriptions mineurs et majeures voisines, et lui/elle en accord avec ses collaborateurs issus de nos familles, valident et débloquent les moyens.

1 Pas seulement en France, sinon y z’iront chercher les enfants là où il y en a pour rien ; quand ce n’est pas pour moins. Comme ils le font pour les travailleurs étrangers à bas coûts.

 

* La démocratie se comporte comme un fruit cueilli avant le terme de sa croissance. Elle ne mûrit pas et se fripe, se froisse, se lézarde, s’oxyde …

 

* Si l’école cessait de monter des barrages entre les jeunes et le sens, la démocratie se répandrait comme une crue de mousson.

 

* Le bruit court que les Européens, les libérateurs des sociétés arriérées, incluent les revenus de la prostitution dans le calcul du PIB … Avec enregistrement professionnel, fiche de paie, sécurité sociale et indemnités de chômage ? Sinon, sur qui compte-t-on pour évaluer la valeur de ce patrimoine de l’humanité ? Sur les racketteurs, les rabatteurs, les exhibitionnistes, les esclaves à l’ombre de fortunes insoupçonnables ?

En savoir plus : "Sexe, drogue et trafics en tout genre bientôt dans le PIB européen" (Le Monde, juin 2014) ou encore "L'Insee donne un coup de pouce statistique au PIB" (Les Echos, mai 2014), http://www.economiematin.fr/news-calcul-pib-drogue-prostitution-france

 

* De plus en plus nombre uses sont les personnes bienveillantes qui veulent nous parler simplement des promesses de dieu qui vont se réaliser prochainement …

 

* La majorité des dispensateurs de la bible sur la voie publique depuis peu sont des Noirs. Comment les Blancs, dont les aïeux ont un temps traités leurs aïeux à eux comme des bêtes de somme, sont-ils parvenus à les convaincre que c’était pour leur émancipation spirituelle ? Et à en faire les promoteurs de leur abnégation ...

 

 

Suite

* Comment considérer l’enfant pour mieux l’utiliser (glop !) ? Comme projet, il nous servirait de grille d’application pour des valeurs universelles universalisantes ; non, ça n’est pas ça. Comme épreuve, il serait une occasion renouvelée de nous mesurer à nous-mêmes, et d’améliorer notre humanité. Pas plus ; nous en sommes très loin. Comme cadeau, nous ne le méritons pas. Puisqu’il est devenu un pauvre objet de nos blocages d’adultes-objets à nœuds. Peut-être faut-il commencer par nous considérer nous-mêmes pour pouvoir le considérer à son tour ...

 

* Nous nous émerveillons devant un tableau accroché au mur, un chant d’oiseau après le couché du soleil, un chevreau qui vient de naître et tremble sur ses pattes frêles dans son effort obstiné à se tenir debout … L’enfant, lui, nous l’enserrons entre les mâchoires puissantes de nos certitudes, fantasmes et terreurs. Des tenailles qui le font se contorsionner douloureusement entre le besoin de sécurité et l’appel puissant de la révolte.

 

* Le parent est une fonction disqualifiée. Au point que beaucoup ne savent plus qu’ils sont parents, oublient qu’ils le sont, ou dissimulent leur difficulté à l’être. D’autres encore ne veulent pas en entendre seulement parler. Les enfants ? Ils poussent à côté de nous entre eux.

 

* L’homme et la femme sont des moitiés inégales à responsabilité contrariée : ils n’ont plus en commun qu’une volonté tranchante de dominer l’autre.

 

* Les puissants se croient forts parce qu’ils font peur. Ils ne sont que des exhibitionnistes car la force est chez ceux qui sont capables de contenir leur peur face à leurs gesticulations.

 

* Le vulgaire fait profil bas parce qu’il croit que celui qui caquette haut et fort possède le savoir et les mondanités. Erreur ! Celui qui possède quelque chose est celui qui sait rester silencieux devant un présomptueux.

 

* Ceux qui détiennent le pouvoir sont puissants. Hélas ! Quand ils ne sont pas nuisibles (ils sont les maîtres absolus de toutes les formes de guerres n’est-ce pas ?), ils sont inutiles. Ce ne sont pas eux qui cultivent les pommes de terre, fauchent les blés, ou produisent des œufs pour nous nourrir. Ni eux qui entretiennent la propreté des hôpitaux et des lieux publiques.

 

* « L’ascenseur social » est une formule qui ne révèle pas la pensée des promoteurs. Comme si, pour nous faire croire à une promotion sociétale égalitaire quasiment opposable, des agents commerciaux délivraient des diplômes d’ingénieur par anticipation, avec mille délicatesses que l’on croit nous être destinées, à quiconque s’engage à rendre rutilant une carcasse d’engin des travaux publics. Alambiqué ? Plus que l’ascenseur social ?

 

* « Il n’y a que la vérité qui blesse » dit-on ... Ou bien les Français ne parlent pas français ; ou bien ils ne savent pas de quoi ils parlent. Craindre la vérité, c’est craindre d’être ce que l’on est. Comment peut-on craindre d’être puisque l’on est ? Etonnons-nous avec ça d’être ce que nous sommes : les plus grands consommateurs d’antidépresseurs !

Des milliers de personnes paient très cher des voyages en terres mythiques et des voyants qui poussent comme des trèfles pour découvrir la vérité, et en France on se sentirait humilié de l’entendre alors qu’elle est gratuite. Cherchez l’erreur ...

 

* Des gouvernants soucieux du bien-être de leurs troupeaux offriraient aux femmes au foyer des vacances bisannuelles incitatives. Peut-être même sur ordonnance (par les temps qui courent …). Que tout le monde puisse souffler. Aux autres femmes aussi, qu’elles respirent un peu entre trois tâches incompatibles : femme libre, chef, mère.Bribes de maximes / 1

 

1/ Le sport, c’est bon pour la santé ; personne ne peut plus le nier. Ça évacue le stress, réduit l’agressivité des uns, et recharge le capital énergie des autres. C’est pour cela qu’à la sortie d’un match de foot, on est zen, cordial, franc joueur. Sans exagération, on est humaniste.

 

* Il fut un temps où les jeunes, ne sachant quoi faire de l’excès de vitalité généré par l’activité sportive, s’en allaient soulager les trépidations qui agitaient leurs membres en saccageant, poignardant, démontant à mains nues les barrières des stades et les arrêts de bus. On y a échappé belle ! Aujourd’hui, grâce à la perspicacité des modèles référents et à l’instar de leurs aînés assagis, une fois leurs nike, rebook et autres adjuvants du moral social enfilés, nos jeunes se posent, apaisés et apaisant, à l’écoute de leur présent ; rassurés sur leur avenir.

 

* L’humanisme est une erreur de l’évolution. Pour en atténuer les effets pervers, on invente des mots grandioses. Mais comme ils restent creux, ils ne parviennent pas à nous faire oublier le vide intérieur.

 

* Si l’homme est à l’image de dieu, je plains dieu.

 

* Si dieu a fait l’homme à son image, il faut absolument que l’homme cesse de faire des enfants à la sienne. La reproduction à l’identique est désastreuse.

 

* Pour des lendemains qui chantent, c’est raté.

 

* Lendemains qui chantent cherchent partition, musiciens, archets, salles de spectacles. Et compositeurs.

 

* Les lendemains qui chantent, c’est comme le paradis : tout le monde en rêve mais personne ne sait de quoi il s’agit ; même pas les anges. Sinon, il y a belle lurette qu’ils nous auraient soufflé la recette.

 

* Vous ne savez pas quoi faire de vous ? Faites de la politique. Ça ne vous engage à rien.

 

* Liberté, égalité, fraternité … Une pub déloyale ?

 

* Si le rire est le propre de l’homme, où sont-ils passés ? On ne les entends plus …

 

* La femme n’est pas. Elle ne peut être qu’un problème ou un enjeu. Sinon, pourquoi la déshabille-t-on chaque fois qu’elle ouvre la bouche ? Comme si sa bouche était un niqab ...

 

* La solution au problème d’illettrisme et de délinquance serait que les femmes fassent la grève des enfants. Ou des grossesses si vous préférez. Pourquoi les femmes ? Parce que les hommes n’ont pas ce qu’il faut.

 

* Nous sommes tous des génies. Braire n’y changera rien.

 

* Les hommes sont de grands naïfs. Ils ne peuvent pas ne pas croire dans leurs mensonges.

 

* Le mensonge est essentiel pour l’homme moderne. Comment serait-il libre et solidaire autrement ?

 

* Ce n’est pas le courage qui manque dans la société ; ce sont les raisons de l’être.

 

* Il n’y a pas de remède plus efficace, plus économique, plus démocratique contre la déprime, le stress, la haine de soi et des autres, qu’une franche méchanceté.

 

* Vous vous sentez mal ? Soyez méchant. Ça ira mieux à l’instant, surtout si vous l’êtes avec quelqu’un qui se sent encore plus mal que vous. S’il réagit, vous aurez accompli une belle œuvre et en récolterez les bienfaits. S’il s’effondre, vous aurez réussi et pourrez être fier de vous. Une satisfaction rare ...

 

* Les puissants auraient des cheveux longs, leurs vessies seraient des lampions pour le monde.

 

 

 

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